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Ce bruit chuchoté dans la rue, meurs enfin dans mon lobe.


Pipelettes.
Murmurez-moi ces mots doux qui à l'oreille font autant de bien. Bien qu'ils ne soient que de brèves vérités mensongères qui éveillent les sens, on les écoute et une fois obtenues : sans souci dit-on, motus et bouche cousue. Malgré cela, aussitôt entendues, aussitôt confiance perdue. Une confiance de perdue, dix oreilles de retrouvées. Dorénavant le bruit se chuchote. Court dans les rues et ne meurt point dans l'oubli. Laissant derrière lui cette poussière. Le parfum de ces femmes trop songeuses. Au loin, il se fait entendre tandis qu'ici on l'attend. Une silhouette, une parole ou une simple posture suffisent à vous faire sentinelle d'autres ouïes.

Pipelettes.
Qui êtes un mystère. Parlez-moi de tout et puis de rien, mais jamais pour ne rien dire. Vérité qui vient de surgir, suivie par vos bruissements qui cessent, vos visages qui se figent et comme excuse, vos vieilles promesses. Cessez de comprendre l'envers des choses quand la vie est à l'endroit. Cet endroit cache la vérité quand l'envers embobine l'être. Bien que personne ne parviendra à vous sortir de cet empire. Maigre refuge où le sentiment d'existence vit son règne de par vos paroles vaines. Il suffit d'un instant pour deviner votre supercherie. Celui où votre ombre piétine votre silence qui fait que mes oreilles bourdonnent.

Pipelettes.
Oubliez votre bouche à oreille et remplacez-le par votre bouche à bouche.


# Posté le mardi 15 janvier 2008 14:10
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 06:44

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Une énième baffe en pleine gueule. Au moins, pendant l'hiver ça réchauffe. A force de recevoir des raclées, on en est aujourd'hui anesthésié. Il y a même des fois où l'on se demande s'ils frappent assez fort. C'est comme une souffrance. Avoir le mal de l'existence. Voilà tout. On appelle ça la vie et pour la douleur qui s'en suit tant pis. Tant que les droites partent, qu'elles n'achèvent pas et qu'on arrive encore à admettre que ça va. On ne s'en plaint pas. Malgré tout, on continuera ainsi jusqu'au bout des coups.

Cette insupportable détresse à laquelle nous sommes confronté tous les jours a le mérite de faire endurcir notre intérieur. De renforcer notre carapace. La rendre quasiment vulnérable. Avancer sous les chocs sans jamais abandonner. Voilà comment être malgré la difficulté que le quotidien ne cesse d'apporter. Devenir plus fort lorsque l'on ne nous tue pas. Cette citation préférée des faibles. Aux faits blessants, serrons les poings et ne posons pas les gants. On risque de nous coller l'étiquette lâcheté sur le front.

Voilà qu'on laisse à nouveau douze mois de notre vie derrière notre dos. Chacun dans sa catégorie, vie, se bat et surmonte l'obstacle comme il grandit. A force de se battre, l'impact des coups à venir en sera certainement amoindrit. Cette sonnerie qui met fin à ces douze rounds indique le seul instant pour retourner nous soigner, cicatriser nos plaies et revenir sur le ring en bonne santé. Notre premier combat reprendra au lendemain du trente et un.

Une Bonne année et un Joyeux réveillon à ceux qui on la chance d'en avoir un.
# Posté le lundi 24 décembre 2007 12:43
Modifié le jeudi 30 octobre 2008 11:06

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Puisque la vie est un jeu, amusons-nous jusqu'à l'échec et mat !

La vie ne te laisse qu'une seule partie et peu de possibilités d'avoir des jokers cachés sous la manche ou d'occasions de presser sur pause un moment. Pourtant, la vie est l'unique jeu sur lequel est misé à chaque instant notre survie. Le plus beau des jeux de société.

Ne crie pas uno. Tu n'es pas solitaire. Ce n'est pas à toi de faire la loi. Retour à la case départ, lance les dès et gravit les échelons sans utiliser le toboggan. Case pile ou face. Pile je gagne. Face tu perds. Un écart de cent quatre vingts degrés et tout peut se retourner contre toi. L'envers de la pièce. Pièces d'échecs. Tu n'es pas le Roi. Il ne vaut rien. Éloigne les Bouffons et depuis la Tour : surveille la Dame. Dames. Plus mobiles et plus puissantes que tu ne le crois. Dépossédé de celles-ci, voilà que ton jeu s'affaiblit. Direction la fin de la partie. Tout s'écroule. Au lieu de dominer. Domino. Un bref coup de vent et voilà que tu baisses les bras. Papier. Relèves-toi et rend toi plus fort ! Marteau. Continue tout droit. Et de côté, le passé avec ses pages découpées. Ciseau. Mais les bas ne marchent pas seuls. Pour les hauts : insiste. La chance ne tient qu'à une face à points. Un six ! Relances les dès et recommences la partie tant qu'il est encore temps de réinventer tes règles à l'infinis.

Une suite ?
# Posté le dimanche 02 décembre 2007 12:57
Modifié le jeudi 30 octobre 2008 11:07

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L'air de rien. Voilà comment il en est arrivé là.

Cela fait six ou sept trentaines de jours que c'est arrivé. Du moins il ne s'en souviens plus, lui ne compte plus. Son souci unique réside dans la solitude qui le comble aujourd'hui et sur les secondes qui continuent de défiler sur l'horloge de sa vie. A demi-mot. C'est comme ça qu'il quitta son trois pièce et demi. Sans faire demi-tour. Au début en tout cas. Car comme chaque personne qui se respecte et qui respecte l'autre, cela semblait inconcevable de ne pas revenir sur ses pas. Cette passion affective le ramenait toujours au même endroit. Il lui rendait visite. Car personne n'y vivait encore. Du moins pour un certain temps. Il ne reste qu'une femme à ce jour qui a le trousseau des clefs de la porte d'entrée. L'image qui lui restait des lieux était celle de murs rongés par le sel de sanglots. Ses visites n'étaient que passagères. L'instant jusqu'auquel son coeur partit en vadrouille. Dès lors, son déménagement soudain ne l'affectait pas plus. Bien qu'il soit attendrissant et accueillant, son ancien logement était bien trop barricadé. Un foyer refermé est peu accommandant pour un être comme lui. Epris d'ailleurs et nourrissant encore d'un espoir naïf pour son existence, il ne comprenait pas les condoléances que tout le monde lui présentait. Lui, s'éternisait seulement à sortir les sourires qui trompent personne. L'air de rien. Peinant à cacher au fond de lui ce qui se lit sur son visage. Les autres lui disait que c'est quand on emménage dans un superbe appartement vaste, aéré et tout neuf qu'on est pris de nostalgie pour la vieille bicoque à moitié en ruines d'où l'on vient et où on a passé tant d'années. Ici, c'est tout le contraire. Personne ne pouvait lui enlever son idée. Celle qui dit que juste là dehors, la lumière du jour éblouit d'autres âmes de valeurs. Voilà pourquoi il rompu son bail. Même si à ce jour il erre seul dans les rues sombres à la recherche d'un nouvel accueil, il titube bravement. Impersonnel ou personnel. Peu importe.
# Posté le dimanche 11 novembre 2007 13:13
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 06:45

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"Ce qui ne tecktonik pas te rend plus fort".

Avant tout : respect à ceux qui font ça avec le coeur. Ils ne sont donc pas nombreux.

--------------Facile est de constater que depuis peu y en a des qui se sont ramassé une grosse
--------------plaque tectonique dans la gueule. Ça en a fait des dégâts psychiques j'vous dis pas !
--------------Pire encore, c'est loin d'être fini. Il est bien loin derrière le temps où, pour aller se tortiller
--------------l'fessier en boite de nuit la majorité était obligée. Où à chaque entrée on apercevait au
--------------loin cette pancarte "Tenue correcte exigée" placardée. Aujourd'hui, la nouvelle
--------------génération des grands torturés du 21e siècle a faite son apparition.

--------------L'heure est grave : ces Stabilos géant, garnis à souhait, gominés, satinés et encore
--------------incompris par une bonne majorité de notre société tentent de se développer.
--------------En vain espérons. Nous somme bien trop intelligents nous autres pour adhérer à
--------------cette sorte de secte, religion ou mouvement qui s'affiche partout. Les femmes ont
--------------réclamées l'égalité des sexes. Il semblerait que c'est la manière des mecs de
--------------demander la-leur. Tout simplement parce que j'ai l'impression que le bonhomme
--------------ne doit pas soutenir grand chose sous son "slim".

--------------Mais attendez, ceci ne se résume heureusement pas qu'à une simple apparence.
--------------Cerise sur le gâteau ou pas, il y a cette danse qui va avec. Si on peut employer ce
--------------terme là pour ce qui a été inventé pour les gens qui ne savaient pas danser. Car,
--------------à priori, ce sont tous les frustrés du crip walk, du crump ou du smurf qui se sont
--------------retrouvés pour se venger. La chose est simple puisqu'il n'y a aucune chorégraphie.
--------------Aucun ne pourrait reproduire le mouvement effectué deux minutes avant. Vous l'aurez
--------------surement compris par vous même, la Tecktonik se résume donc à danser pour tuer dix
--------------à vingt personnes situées dans votre périmètre artistique.

--------------Paraît-il que dans la nature il y en a pour tous les goûts. Donc après tout, libre à eux.
--------------Mais j'avoue que mon degré de tolérance vient de chuter sur ce coup. Et comme on
--------------l'affirme souvent : le ridicule ne tue pas. Heureusement. Dans ce cas là, nous devrions
--------------payer trop d'impôts pour que l'Etat puisse investir dans les cimetières.

--------------En espérant que ce spasme géant ne dure pas trop longtemps. Car vous n'êtes pas
--------------vous mêmes et que certainement vous allez rigoler en repensant à ce que vous étiez étant
--------------jeune. Je conclus donc par : Cela ne vous dérange pas si je commence à rire sans vous ?
# Posté le lundi 17 septembre 2007 13:57
Modifié le jeudi 30 octobre 2008 11:09