Arrive en ville. S'ouvre la boite à souvenir, part en vrille. A la dérive. Dehors ça sent drôle et on s'efforce de jouer à fond son rôle. Là où l'énergie s'y perd et où toutes les phases de malaise s'altèrent. Alors on se désaltère la raison. Quel ennui de nuit, à fond dans l'eau de vie. Dans l'ombre du vide. Un vide permanent, une salissure intérieure qui étouffe la conscience. Et on s'adapte à l'handicap. Quand les spiritueux nous caressent, on devient ces malades des temps modernes des cap ou pas. On sait mais on fait, on aime et on s'y fait. On consume plus qu'on assume. Attendant que le mal nous fasse un peu de bien. Le coeur de bois. Faisant tout à l'envers. Avançant à reculons en prenant le taureau par la queue et non pas par les cornes. Et ça baille dans l'entrecuisse. Puis le quand réveille résonne, il n'y a plus personne. Alors on ne sait plus. Ou peut-être. Chose sûre, en train nocturne, la nuit déraille.