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# Posté le mardi 24 février 2009 10:28

Modifié le lundi 22 juin 2009 18:55

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Les heures défilent. Le temps s'en va. La vie reste si belle vu du dessus que nous ne vivons pas l'instant. En vérité, tout est imaginaire. On est ombre, tantôt lumière. Rien n'est vrai parce que rien ne dure. Rien n'est sûr. Alors tout s'ajuste aujourd'hui. Tous écrivent, dansent, chantent et composent. En quête de vérité ultime ou simplement à la recherche de la beauté de l'art. Dans tous les cas, il y a ce soin pressant de nier le monde où l'on vit. Cet unique prétexte pour redorer le blason de cette insignifiante vie. Ne plus être cette ombre fuyante que les autres ignore en permanence mais être aimé en suffisance pour avoir un sens. Ce besoin de compenser l'absence de cette signification pour servir enfin à quelque chose. Devenir plus intéressant que le précédent. Puisque notre art est en perspective égoïste voilà qu'on jalouse le monde. Et on se fait précéder. Se fait couper sans cesse l'élan. Puis souhaite la bienvenue au suivant. Simplement car la plupart ont de l'allant mais peu ont ce talent. Pour abréger, on veut tous devenir des artistes. Révolutionner. Se sentir autre alors que l'on ne se sait pas homme. Ainsi, l'art devient triste.
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# Posté le lundi 03 novembre 2008 16:59

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Arrive en ville. S'ouvre la boite à souvenir, part en vrille. A la dérive. Dehors ça sent drôle et on s'efforce de jouer à fond son rôle. Là où l'énergie s'y perd et où toutes les phases de malaise s'altèrent. Alors on se désaltère la raison. Quel ennui de nuit, à fond dans l'eau de vie. Dans l'ombre du vide. Un vide permanent, une salissure intérieure qui étouffe la conscience. Et on s'adapte à l'handicap. Quand les spiritueux nous caressent, on devient ces malades des temps modernes des cap ou pas. On sait mais on fait, on aime et on s'y fait. On consume plus qu'on assume. Attendant que le mal nous fasse un peu de bien. Le coeur de bois. Faisant tout à l'envers. Avançant à reculons en prenant le taureau par la queue et non pas par les cornes. Et ça baille dans l'entrecuisse. Puis le quand réveille résonne, il n'y a plus personne. Alors on ne sait plus. Ou peut-être. Chose sûre, en train nocturne, la nuit déraille.

# Posté le dimanche 10 août 2008 19:53

Modifié le lundi 03 novembre 2008 14:20

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Tristement belle. Inéluctable vision de cette vie souvent très paradoxale. Définie comme quelque chose d'incroyablement beau et laid en même temps. Sublime et ingrat. Tout et son contraire, sans valeur. Semblable aux rires et aux pleurs.

Envie de bousculer soudainement le quotidien face à cet excès de jours sobres. Semaines bourrées par de ternes journées. Suivit d'un besoin inopiné de libérer cette pression qui pèse. Ce traumatisme qui débouche à une seule issue en permanence en contradiction dans l'extrême manque de confiance en soi. L'insuffisance, un beau gâchis de vie. De vide qui donne cette migraine que l'on vaincra au sommeil. Rien de plus superflu que ces traitements spirituels qui modèle le mental et qui noie l'être entre triste vérité et vaste mensonge éternel.

Et, aujourd'hui, pas plus tard qu'hier. On existe. Cette reconnaissance est dû à ceux qui chaque jours font renaître l'être. Ceux qui font du destin une mélodie amèrement magnifique. Ceux avec qui l'amitié rend con. Fait faire des trucs crétins. Ceux avec qui l'on s'abrutit le cerveau au point même d'en ramollir sa matière grise. Mais à force la rendent rose. Rose comme la vie. Celle que l'on vit.

Finalement. Savoir choisir cette colle extra forte qui colle tout. Même le bouchon. Les pages calligraphiées d'une musique de fond qui s'avère tristement belle...



A eux et elles. Leur place dans l'amitié. Sans adieu.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 22:44

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 09:42

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Tantôt aveuglé par cette flèche ardente. Couronnée de roses soit cette lance. Chose invisible, incolore, imperceptible et inodore qui fait mal. Mal à l'âme. Chose qui fait perdre la vue et l'ouïe. La conscience et le goût à la vie. Un parfum qui te rattrape lorsque toi tu lui échappes. Voyage en toi laissant son empreinte. Sans qu'il t'écoeure, te remet dans cet émotionnel labyrinthe. Ce chemin sans issue auquel personne n'en ressort indemne. Et voilà que cette chaleur corporelle t'éblouie du réel. Chaleur alimentée par ce coeur qui se met à bondir. Se détacher de ce corps sans âme. Elle est en toi, c'est physique. Tes sens la réclame mais l'atteignent en vain. Alors il cogne plus fort...

Bien qu'on aime comme on ment.
Et puisque chacun ment comme il respire...

# Posté le mercredi 20 février 2008 10:43

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 14:09